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LA BONNE AME DU SE-TCHOUAN de Bertolt Brecht

Mise en scène de Aurore Sayas

Création 2010



L’ombre : Patrick Guindolet

Wang, marchand d’eau : Dominique Thieriot
Le premier dieu : Dominique Plouvier
Le deuxième dieu : Viviane Abrouk
Le troisième dieu : Paule Anderson
Shen-Té/Shui-Ta : Marie-Pierre Cathenod
La veuve Shin : Annick Michel-Paume
La femme (famille de huit personnes)/La femme du marchand de tapis : Alice Soler
Le mari (famille de huit personnes)/ Le barbier Shu-Fu/Le bonze : Jean Lafond
Le chômeur/Le grand-père/Le marchand de tapis/La vieille prostituée : Michel Paume
Le menuisier Lin To/Madame Yang : Marie-Andrée Bezzina
La belle-sœur (famille de huit personnes) : Sophie Rédier
Le frère (famille de huit personnes)/L’agent de police : Nadia Sallé
La propriétaire Mi Tsu : Michelle Soquet
La nièce (famille de huit personnes) : Katia Arslanian
Yang Sun, l’aviateur sans emploi : Laurent Eychenne



« Le monde peut rester tel qu’il est s’il se trouve assez de bonnes âmes pour vivre une existence digne de l’être humain » proclament les trois dieux chinois, venus dans le Se-Tchouan à la recherche de telles âmes. Ils en trouvent une en la personne de Shen-Té, la prostituée, et pour la remercier de son hospitalité, ils lui donnent mille dollars. Shen-Té achète un petit débit de tabac et s’évertue à faire le bien. Mais bientôt exploitée de tous côtés, elle s’invente un cousin dur et rusé, Shui-Ta, seul capable de remettre de l’ordre dans ses affaires. Sa rencontre avec un aviateur « sans avion » la conduira à la ruine puis, sous le masque de Shui-Ta, à l’exploitation impitoyable de son prochain, pour la laisser finalement désemparée devant des dieux impuissants et lâches.

Car : « c’est tout bonnement impossible d’aimer, c’est trop cher ».

Parabole sous influence chinoise, écrite par Brecht en exil, « La bonne âme du Se-Tchouan », est donc à ce titre doublement « distanciée ». Le théâtre chinois est plus rêvé que véritablement connu par Brecht (même si Brecht avait été impressionné, comme beaucoup de ses contemporains par l’acteur chinois Mei Lan Fang lors de la tournée en Europe de ce dernier). Il est surtout vu par le dramaturge comme exemplaire d’un art de l’acteur non naturaliste.
On retrouve dans la pièce des thèmes irriguant toute l’œuvre de Brecht : le bien et le mal combattant à l’intérieur de l’homme et la nécessité de sortir de cette représentation « judéo-chrétienne » du monde pour lui substituer une critique sociale : non, le monde ne peut rester tel qu’il est, et les âmes, bonnes ou mauvaises, ne doivent plus être l’aune à laquelle on juge les comportements des hommes et un prétexte à leur asservissement.
 

 

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